CITOYENS NUMERIQUES RESPONSABLES ?

Sommes-nous conscients de la puissance d’un « partage » sur les réseaux ?

Le 19 mars 2019 Madame BOLDRINI a organisé un débat sur les réseaux sociaux pendant une heure de français au CDI. Cette démarche a permis à la classe des 3º1 d’apprendre de nombreuses choses et surtout à prendre conscience de la puissance d’un réseau social.

En ouverture de ce débat Madame BOLDRINI a demandé quels étaient les réseaux sociaux les plus utilisés quotidiennement. La majorité de la classe a surtout Instagram et Snapchat. Ce sont des réseaux très fréquentés par la jeunesse actuelle car beaucoup de différentes choses tournent comme des contenus drôles, les histoires des proches, des « news » ou même des contenus pour sensibiliser les utilisateurs. La plupart du temps ces deux réseaux sociaux sont utilisés pour avoir des conversations avec des amis.

Zone de Texte: « Snapchat et Instagram sont les plus utilisés par les jeunes »

 

  Après avoir caractérisé ces deux réseaux nous avons échangé sur nos « likes » et nos « partages » de contenu car en effet beaucoup d’utilisateurs « like » des contenus sans forcément savoir pourquoi, ni même savoir d’où vient l’information. Cela est d’autant plus grave lorsque l’on « partage » car c’est alors un choix personnel qui nous engage entièrement. En faisant cela les utilisateurs n’ont pas forcément conscience que c’est réellement leur opinion qu’ils affichent.

Prenons l’exemple du terrible attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande qui a fait malheureusement une cinquantaine de morts.

Le terroriste qui avait 28 ans maîtrisait parfaitement la technologie et les codes de la vera-lite. Il était équipé d’une caméra qui a pu transcrire la tuerie en direct sur Facebook et sur d’autres réseaux. La vidéo a été partagée à une vitesse phénoménale. Facebook parlait d’avoir du supprimer plus d’un million et demi de vidéos en 24h et encore plus extravagant pour YouTube qui disait que, après quelques heures de la diffusion en direct, la copie de la vidéo se serait chargée toutes les « une » seconde, sans parler des autres plateformes. Le but de ce terroriste était de transformer ses meurtres en page de pub et d’avoir le plus d’échos possibles à son action. Ce qui a été le cas.

Certes les plateformes des réseauxZone de Texte: Complice de l’apologie du terrorisme en un « clic » auraient pu réagir plus vite pour les supprimer mais le mal était déjà fait.

C’est aux utilisateurs avant tout que revient la responsabilité de leur partage. Comme on a pu le dire avant, le « partage » est un choix personnel. Ici, en « partageant » une telle horreur, les utilisateurs ont montré qu’ils n’avaient non seulement pas conscience de la responsabilité et du poids de leur « clic » mais surtout qu’ils se rendaient ainsi complice de l’apologie du terrorisme.

Alors soyons vigilants. Chaque action sur les réseaux nous engage entièrement. Chaque clic représente notre empreinte numérique et sera toujours traçable. C’est pourquoi il faut être conscient et responsable de nos actes sur Internet.

Thibault LEMAIGNEN

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