L’école au temps du confinement

Depuis le 17 mars 2020, toute la France est en confinement quasi-total à cause du coronavirus, ou Covid-19 : aucun individu n’a le droit de sortir sans être muni d’une attestation de déplacement, indiquant les informations personnelles et le motif de sortie de la personne. Tous les salariés pouvant télétravailler sont invités à le faire. De plus, les personnels soignants, de par les risques qu’ils prennent, voient plus que jamais leur action mise en avant. Du côté des écoles, seuls les enfants de soignants sont accueillis par des professeurs volontaires. Les autres élèves sont amenés à suivre les cours à distance, ce qui est une nouveauté pour un grand nombre d’écoliers et de professeurs.

Comment les élèves et les professeurs ont-ils dû s’adapter à cette nouvelle manière de travailler durant la période de confinement ?

Pandémie ne signifie pas arrêt des cours pour les professeurs et les élèves. Le ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer a donc fait plusieurs déclarations publiques, afin d’expliquer le fonctionnement de cette « nouvelle école », mais aussi pour informer les élèves de troisième et terminale au sujet des examens de fin d’année. Le brevet et le bac seront évalués au contrôle continu, car enfermer une centaine d’élèves dans une même salle d’ici la fin de l’année paraît impossible, et également car certains élèves n’ayant pas accès aux cours de la même manière ou dans des conditions identiques pourraient être défavorisés. De plus, les notes des travaux évalués pendant cette quarantaine ne compteront pas pour ces examens, toujours pour cette même raison.

Les élèves ont tous été plongés en même temps dans le travail en autonomie, sans même s’y être préparés. Des plus jeunes aux plus matures, ils ont dû mettre en place leur propre rythme de travail, leur permettant d’être efficaces et motivés. Cependant, tous les élèves ne sont pas capables de travailler efficacement seul, et peuvent vite se distraire ou se déconcentrer. D’autres peuvent avoir des difficultés de compréhension et d’apprentissage qui existaient avant ce confinement. De plus, certains élèves ne peuvent pas bénéficier d’une aide de leurs parents, qui télétravaillent ou qui n’ont tout simplement pas les connaissances nécessaires. Ainsi, inévitablement des inégalités se creusent entre les élèves.

Chaque école, chaque collège, chaque lycée a dû mettre en place un fonctionnement efficace permettant d’assurer une continuité primordiale pour le travail de chaque élève. Les élèves doivent s’organiser et faire preuve d’autonomie afin de ne pas se perdre entre tous les travaux de toutes les matières. Certains ont mis en place une feuille de route hebdomadaire, contenant toutes les informations nécessaires pour les travaux à effectuer sur la semaine. D’autres donnent le travail au jour le jour, ou ajoutent des activités au cours de la semaine. Beaucoup d’établissement ont mis en place des cours par visio-conférence, classes virtuelles, vidéos afin que les professeurs puissent bien expliquer les notions difficiles à comprendre, ou prendre des nouvelles de leurs élèves. Encore une fois, tous les élèves ne disposent pas de matériel numérique, ce qui accentue également un peu plus les inégalités entre élèves. C’est pourquoi le gouvernement va privilégier la réouverture des écoles, une fois que la courbe de malades redescendra, afin de stopper les inégalités entre les élèves et leur permettre de finir leur année scolaire dans les meilleures conditions.

Pour conclure, il faut saluer le travail des professeurs, qu’ils soient volontaires pour accueillir les enfants de soignants ou simplement chez eux, confinés, à préparer leçons et exercices afin que leurs élèves continuent de progresser. L’objectif de chacun étant que les élèves tirent un profit pédagogique de cette quarantaine, tout en respectant le confinement imposé.

Juline Dumas, 3°4


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