Les filles et leur représentation sur les réseaux sociaux

Les filles sont les premières victimes de cyber violence. En effet, 7,5% des filles de 14 ans ont déjà été victimes de cyber harcèlement contre 4,3 % chez les garçons du même âge.

L’ identité des petites filles sur les réseaux :

Dès le plus jeune âge, des petites filles aux alentours de 7, 8, 9 ans sont déjà « accros » ou influencées par les plus âgés sur ces réseaux. Elles veulent grandir plus vite, avoir ce qu’elles n’ont pas, ou pas encore et imiter un comportement d’adolescente voire d’adulte, ce qui peut attirer les pédophiles ou autres agresseurs potentiels, et est nuisible à leur développement. Sachant qu’elle n’ont pas l’âge requis pour être légalement sur les réseaux sociaux, les responsables de ces réseaux ne mettent pas spécialement en place des outils pour prévenir ce genre de danger ; même si certains le font, ils ne sont pas performants dans tous les cas. D’autant qu’à leur âge, elles ne possèdent ni une maturité assez développée pour faire face à ce genre de problèmes, ni ne prennent conscience de ce qui leur arrive.

L’identité des adolescentes sur les réseaux 

Les adolescentes sont très vite sur les réseaux sociaux. En effet, étant donné que la plupart des jeunes en ont, ces derniers deviennent « indispensables». Cela peut devenir une addiction mais également produire une sensation d’étouffement pouvant mener au suicide. Une pression colossale en résulte parfois, jusqu’à une perte totale de confiance en soi : par exemple, Essena O’Neil, une jeune adolescente ayant commencé sa carrière d’influenceuse à 16 ans avec 500 000 abonnés, des partenariats et plus de 2000 photos sur Instagram a brutalement stoppé son activité à 19 ans pour ces raisons.

Le sexisme sur les réseaux :

Les réactions face à un selfie dépendent beaucoup du sexe de la personne qui le poste. Le selfie en bikini suscitera plutôt insultes et dévalorisation, tandis que celui d’un torse  masculin attirera bien davantage de compliments et d’admiration. La différence de traitement entre les deux peut aller loin. Des images suggestives peuvent ensuite être diffusées sans l’accord des personnes en photo. Ils ou elles subissent alors des réactions de haine (shitstorm), et non les personnes qui partagent ces photos.

On peu prendre l’exemple de Charli Damelio adolescente américaine de 15 ans devenue en quelques mois une idole sur l’application tik tok grâce à son corps et à ses chorégraphies très reprises sur le réseau. Elle a eu l’occasion d’aller à la hype house qui est une maison où se retrouvent des influenceurs Tik Tok pour poster du contenu chaque jour pendant une durée de quelques mois. Malheureusement, des photos de la jeune fille dénudée, prises à son insu par l’un des influenceurs de la maison, ont étés diffusées sur les réseaux ce qui lui a valu humiliation et moqueries, malgré le soutien de nombreuses personnes de sa communauté.

Les raisons qui peuvent mener à un acte extrême :

Premièrement, les contenus les plus mis en avant sont narcissiques et prônent le mythe du corps parfait ce qui engendre chez les adolescents des complexes déjà très présents et peut provoquer un changement radical mental et physique. Cet acte peut également provenir d’insultes portant sur des clichés d’origine (racisme), défauts physiques et autres joyeusetés qui peuvent rapidement devenir du cyber harcèlement.

Mise en scène de soi-même et idéaux de beauté :

Poster des selfies sur Instagram et sur snapchat, se présenter dans des vidéos YouTube, liker et partager les photos d’amis : sur les réseaux et sur internet en général, la mise en scène est pour les jeunes un moyen non seulement de reconnaissance, mais également de construction de leur identité. Pourtant, dans ce monde numérique, la réalité est souvent déformée et peu représentative de la société. En effet, les idéaux de beauté irréels, la vie prétendument parfaite des stars et la pression au nombre de vues, de likes et d’amis peuvent avoir des répercussions négatives sur l’estime de soi et sur l’image de son propre corps. C’est pour cela qu’il est essentiel de garder confiance en soi et de rester critique quant à la réalité numérique. En qualité d’interlocuteur, les parents ainsi que les professeurs peuvent encourager cette réflexion.

Informations complémentaires :

87% des 12-13 ans en suisse ont un compte Instagram. (James 2018)

61% des 12-19 ans postent ou partagent des photos sur les réseaux sociaux. (James 2016)

Et enfin 58% des 13-16 ans se trouvent trop gros ou trop maigre (promotion santé suisse 2016)

Jade Lemaignen et Chloé Dufoix-Morin 5e2

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