Jan 22

La BD, tout un art…

La classe de 6°4 découvre Marie Morgane, auteur de BD, et sa nouvelle œuvre, « Lupus Dei » au CDI, en ce vendredi 15 janvier 2016.

Vendredi 15 janvier 2016, les élèves de la classe de 6°4 ont passé 2 heures en compagnie de l’auteur de BD, Marie Morgane. Elle a expliqué comment elle crée ses bandes dessinées et a parlé de sa nouvelle série :  » Lupus Dei ».

 » L’image donne une impression plus vivante qu’un texte » dit-elle.

Cet auteur aime raconter des histoires, mais elle a choisi d’écrire des BD plutôt que des romans : ce qui a fait la différence est son amour pour le dessin.
En ce moment, elle travaille sur une série historique-fantastique de trois tomes dont un est déjà sorti :  » Lupus Dei », qui est inspiré de « La Bête du Gévaudan », un roman de Pic Xavier, racontant l’histoire d’un loup, décrit comme monstrueux et surnommé « la dévorante » qui, en réalité, aurait été un chien-loup, ce qui expliquerait le comportement instable de l’animal. Cette bête qui est apparue au 18ème siècle, en 1764, aurait fait des paysans, son déjeuner et parmi ses victimes, les femmes et les enfants auraient été les plus touchés. Les hommes l’avaient décrite comme intelligente, elle apparaissait devant eux, quémandant des caresses de la même façon qu’un chien l’aurait fait, puis leur sautait sauvagement à la gorge, comme si elle était soudain possédée.
Marie Morgane a passé 1 an à réaliser les dessins, à écrire les textes ainsi qu’à faire d’innombrables recherches pour s’informer sur les gens d’autrefois, leurs accoutrements et leurs habitudes, mais elle n’a pas travaillé seule, elle a reçu l’aide de sa fille qui s’est occupée des couleurs pour les aplats.

Marie Morgane a travaillé le crayonnage et l’encrage sur du papier spécial « Layout »,  a écrit le scénario et a réalisé le découpage sur un story-board.
Pour l’encrage, Marie Morgane a utilisé de l’encre de chine avec des plumes de différentes grosseurs, ensuite elle a scanné les planches A3, les a réduites en A4, les a imprimées puis a rectifié leurs défauts. Elle utilise plusieurs méthodes pour les couleurs :

– l’ aquarelle
– les feutres à l’alcool

– ou encore, elle met le noir par transparence, fait un double grisé, ajoute la couleur dessus, superpose et scanne.

Dans un second temps, elle effectue le lettrage, autrement dit, elle remplit les bulles en utilisant des feutres à l’alcool et pour finir elle se rend chez l’imprimeur.

Vous l’aurez compris, Marie Morgane est auto éditrice, elle fait tout toute seule, de la création à la distribution.

Maeva Krasnicki et Lucas Jacquot


Marie-Morgane par St_Dominique