Jan 30

Attention ! Où vous finirez en prison.

Lundi 25 janvier, une partie de la classe de 4°1 s’est rendue au tribunal dans le cadre du cours d’éducation civique et morale.

En ce début de matinée, ce lundi 25 janvier, une vingtaine d’élèves de 4ème a assisté à une audience du tribunal correctionnel au Palais de justice de Chalon-sur-Saône.

L’affaire les ayant le plus marqué est celle de Mr.F, chômeur d’une trentaine d’années, marié depuis juillet 2014 et père de trois enfants. Collectionneur d’armes et motard, cet homme était accusé d’avoir porté atteinte à la vie de Mr. N, jeune chef d’entreprise.

Sarah Krasnicki, élève de 4°1, présente lors de cette séance dit « ce fut long, mais pour ma part très intéressant ».

Leur présence à cette  audience avait pour but d’évaluer en pleine action les éléments vus en cours. Le sujet de leurs leçons étant de voir et comprendre la justice en France, ils ont assisté à cette séance en ayant déjà des bases sur les droits et leur application.

Une audience se déroule, en général, en plusieurs étapes bien distinctes :

– le magistrat donne lecture de la citation au prévenu,

– puis la parole est donné à la victime qui s’est constituée partie civile à l’audience,

– ensuite, c’est au tour du procureur de s’exprimer, et l’avocat de la défense plaide en dernier, pour terminer, les juges se retirent pour délibérer et donner leur verdict.

L’ordre de parole à une audience est stricte, le déroulement d’une séance au tribunal suit  une certaine logique et est déterminée à l’avance.

Concernant l’affaire à laquelle ils se sont rendus, le verdict fut sans appel : 4 ans de prison dont 3 avec sursis mise à l’épreuve comprenant une obligation de soins pendant 2 ans.

Mr. F a été également à payer 5000 euros à la victime en réparation de son préjudice.

De cet exemple, on peut conjecturer que le plus petit des conflits peut dégénérer rapidement et conduire devant le tribunal correctionnel pour blessures volontaires, voir devant la cour d’assises pour meurtre, les sanctions étant proportionnelles à la gravité des faits et au passé de la personne qui est jugée.

Maeva Krasnicki et Lucas Jacquot