Mai 01

Le Gang des vieux Schnocks

Un jeune à capuche a arraché le sac de cette brave Rose-Aimée ! Papi Ferraille le sait, il a tout vu. Alors avec Gisèle, et Victor, ils unissent leurs solitudes pour former un gang étrange et redoutable.
Jules, 14 ans, n’est pas près d’oublier la leçon que le prépare le Gang des Vieux Schnocks…
Gisèle est un rayon de soleil, Victor un contestataire dans l’âme, Papi ferraille bricoleur et dévoué donne le ton et Rose-aimé apporte une touche de douceur au récit. Et puis, il y a Jules, notre ado un peu paumé, qui ne se retrouve plus dans ce monde fou. Jules qui a fait les mauvais choix, Jules qui va conquérir nos cœurs et pas que les nôtres !

Auteur : Florence THINARD
Editeur : Gallimard
Collection : Scripto

Roman
A partir de la 5e
Thèmes : Relation intergénérationnelle
R
THI

Avr 06

Séance cinéma au CDI

Le jeudi 25 mars 2021, les élèves du collège Saint-Dominique, à Chalon-sur-Saône, ont eu l’occasion de visionner un spectacle sur Colette Colvin, une jeune militante anti-ségrégationniste afro-américaine inconnue du grand public, projeté au Centre de Documentation et d’Information de leur collège.

Les élèves ont pu s’inscrire à cette projection en se rendant au CDI, un peu avant la projection, durant une récréation, ou dans leurs classes respectives, où Madame Guyon, la professeure documentaliste est intervenue pour faire la promotion de la projection du spectacle. Cette projection a été organisé à l’occasion de la semaine contre la discrimination. Une trentaine d’élèves étaient présents.

Aminata

Mar 09

Les collégiens à la découverte de la justice

Cette semaine, les quatre classes de quatrième ont assisté à une intervention sur la justice dans la salle de maîtrise, animée par deux intervenants extérieurs à l’établissement.

Afin de présenter l’exposition, deux intervenants étaient présents. Un éducateur spécialisé travaillant à la PJJ ( Protection Judiciaire de la Jeunesse), et une envoyée de la ville de Chalon sur Saône qui travaille pour la prévention à la radicalisation. Le premier sujet abordé fut celui du titre de l’exposition, « 13/18 – questions de justice », et plus particulièrement des deux âges cités. 13 ans, c’est l’âge à partir duquel un mineur peut être condamné à une peine de prison et 18 ans, c’est la majorité, le mineur devient un adulte aux yeux de la loi et pourra voter, passer son permis, consommer de l’alcool etc. Sont ensuite venus des débats sur plusieurs sujets comme la légitime défense, la drogue, le viol… Ces divers sujets ont également permis d’aborder des sujets d’actualité comme l’inceste, l’âge de consentement légal, mais aussi la torture animale. Pour chaque thème, les intervenants ont partagé des anecdotes par rapport à leur quotidien et les sanctions qu’aurait mis en place un juge pour chaque cas.

Cette exposition a aussi permis de différencier les infractions qui peuvent être des contraventions, des délits ou des crimes.

Rapidement, les élèves ont su montrer leur intérêt pour le sujet, que ce soit en posant des questions, en débattant sur divers sujets ou encore en faisant des remarques et en analysant des situations nécessitant un avis judiciaire. Leur investissement dans le cadre de cette expérience les aura, pour certains, également amenés à faire des recherches ou discuter sur le sujet en dehors.


Émilie et Chloé 4°2

Fév 26

Espérance Résistance

Wassim vit à la cité de l’Espérance, avec son grand terre-plein vide, ses copains… Et quand un soir son père lui annonce que les jardins ouvriers au pied de leurs tours vont être vendus à un promoteur immobilier pour construire des bureaux, son sang ne fait qu’un tour.
Lorsqu’il découvre les mots si puissants de Greta Thunberg à la télévision criant « How dare you? », il entend l’urgence d’agir pour sauver les jardins. Qu’est-ce qu’il doit faire ? Qu’est-ce qu’il peut faire ? Avec Mia, qui le fait fondre et qui ressemble tellement à Greta, Bouba, Alice, Fatou, Saïd, ils s’organisent. Lui et ses copains sont jeunes, et alors ? Quand les vieux deviennent fous, n’est-ce pas aux jeunes d’être sages ?

Auteur : Juliette KEATING
Editeur : Magnard

A partir de la 6e
Thèmes : Engagement / écologie / Amitié

Fév 07

ChalonTV au CDI

Mardi 2 février, enregistrement au CDI des voix de : Si je reviens un jour, les lettres retrouvées de Louise Pikovsky. L’association Livralire enregistre en ce moment deux des huit albums de la sélection 123 Albums 2021 en partenariat avec Chalon TVinfo.

C’est au CDI du Collège que l’enregistrement des voix secondaires a eu lieu avec la participation de 3 élèves de 4ème3 : Rose, Maël et Victor, des élèves très investi dans ce projet depuis l’an passé avec la sélection précédente. La suite de l’enregistrement se fera au studio de ChalonTVinfo le jeudi 8 février avec deux autres élèves Mara et Albane ainsi que Mmes Laurence Wgeux et Véronique Guyon, professeurs de l’établissement ainsi que des membres de l’association Livralire

 Véronique Guyon

Jan 26

Nuit de la Lecture au Collège

 Ces quatre derniers jours, jeudi, vendredi, samedi et dimanche, un événement national se produisait : Les Nuits de la Lecture. C’était l’occasion de participer à différents événements dans les lieux culturels (bibliothèque, librairies, mais également dans les musées ou les galeries d’art, etc).

Une bonne occasion de se détendre en ces temps compliqués ! Au collège Saint-Dominique, cet événement se passait au CDI, le tout dans une ambiance japonaise et tamisée. Jeudi, Madame Rizet à conté aux élèves présents les albums « Fleur de Cendre », qui était une version nippone de Cendrillon et « Le samouraï en armure rouge ».
Vendredi, avec une musique composée de différents instruments du Japon, ils ont découvert l’histoire « Ce qui arriva à Monsieur et Madame Kintaro ». Pour finir, Eléonore Savarzeix, une élève de 3ème déléguée CDI, a lu au public des haïkus sur le thème de la mythologie grecque, des contes et des fables accompagnés de belles illustrations à l’aquarelle. Vendredi, Madame Guyon a conté aux élèves de 5ème 3 et 5ème 4, qui travaillent sur l’écologie, « Le Roi des Sables », qui, au final, leur a appris que la nature est toujours plus forte que l’homme et ce qu’il créé.
Charlotte Gostomski. 5ème3
Mme Rizet
Avr 30

Se confiner pour changer

En ce début d’année 2020, nous vivons une période inédite, mais provisoire, dans de nombreux pays du monde : le confinement.

Un nouveau virus, nommé le coronavirus, a fait surface et a débuté sa propagation  en Chine. Il proviendrait de la chauve souris qui l’aurait transmise au pangolin, un animal sauvage habitant dans des pays asiatiques, qui aurait servi d’hôte intermédiaire pour contaminer l’homme, lors d’une éventuelle consommation de cet animal par les Chinois.

Depuis l’annonce du confinement en France, toute l’organisation politique, économique et sociale a dû être revue et c’est pour cela qu’une coopération s’est créée entre les Français.

Quels sont, alors, les nouveaux systèmes mis en œuvre pour l’organisation de ce confinement et comment réagissent les français durant cette période inédite ?

Un virus mondial :

Au bout de quelques semaines, le virus s’est propagé sur une majeure partie de la planète, faisant de celui-ci une pandémie mondiale. 

La propagation de ce virus s’est faite par l’intermédiaire des contacts physiques ou même par des postillons. Un postillon peut effectivement atteindre jusqu’à deux mètres après avoir été éjecté de la bouche.

Le taux de mortalité de ce virus n’a cessé d’augmenter depuis décembre 2019, c’est pour cela que de nombreux pays ont pris la décision de se mettre en confinement, c’est à dire, rester à son domicile pour éviter de croiser des personnes potentiellement contaminées. C’est ce qu’on appelle la distanciation sociale.

C’est alors que l’organisation de chaque pays a dû être revue avec les échanges touristiques et commerciaux dans le monde, les déplacements professionnels, l’application du télétravail dans beaucoup d’entreprises ou encore l’utilisation de nouvelles technologies afin de ne pas laisser l’activité professionnelle, de chacun, de côté.

Le Président Macron a annoncé aux français, le jeudi 12 mars 2020, que le confinement serait mis en place, en France, dès le mardi 17 mars 2020 à midi. Jusqu’à maintenant, le Président, tout comme son Premier ministre Édouard Philippe, prend régulièrement la parole pour informer les français de la situation au fur et à mesure des événements. Courant avril, le Président a annoncé le déconfinement progressif, en France, avec la réouverture successive des établissements scolaires.

Les médias ont diffusé les informations instantanément après chaque prise de parole du Président, ce qui est bien pour ceux n’ayant pu le suivre en direct, mais les médias (surtout les réseaux sociaux comme snapchat, Instagram ou même Twitter) sont également source de rumeurs et de fausses informations (tout du moins, d’informations dérivées de la réalité). 

Au bout de quelques temps, un esprit d’entraide s’est instauré dans la population. Par exemple, des usines de vêtements ne pouvant pas exercer normalement, se sont reconverties dans la fabrication de masques en tissus lavables, comme la chemiserie Gauthier, de Chalon sur Saône, ou encore l’Atelier Constance O à St Rémy.

De nombreuses entreprises ont mis en place le système du télétravail pour permettre aux salariés la continuité de leur activité professionnelle.

On trouve également des actions solidaires, comme des restaurants ou artisans boulangers qui offrent au personnel médical leurs productions tout en restant fermés au public. C’est le cas du Piccadilly café à Chalon sur Saône, qui a mis en ligne un pot solidaire, ou encore la boulangerie l’Autunale située à Autun, qui offre généreusement des viennoiseries au personnel hospitalier de sa ville en leur apportant leurs productions directement sur place.

Depuis jeudi 16 avril 2020, a également été mise en place, une attestation valable pour se rendre à la SPA afin d’adopter un animal en période de confinement.

Le côté scolaire:

Bien évidemment, les établissements scolaires ne sont pas restés inactifs face à cette épidémie et les élèves ont pu continuer à poursuivre leurs cours avec les visioconférences, les différentes plateformes exploitées pour la communication avec les professeurs, pour d’éventuels travaux de groupe ou encore, avec l’utilisation des diverses sites et logiciels utilisés pour le partage de cours et d’exercices en ligne. 

Ce confinement permet aux étudiants d’acquérir, une sorte d’autonomie dans leur travaux personnels puisqu’ils doivent apprendre à gérer leurs cours et leur temps. 

Certains établissements scolaires restent ouverts pour accueillir les enfants de personnels hospitaliers, où des cours sont dispensés par des professeurs volontaires.

L’utilité de la technologie en cette période:

C’est dans une période comme celle-ci, que nous nous rendons compte de l’utilité des nouvelles technologies nous permettant de passer des appels vidéos avec différentes applications comme Messenger, Whatsapp ou Face time, entre autres, ce qui nous permet de garder une certaine proximité avec nos proches que l’on aurait l’habitude d’aller voir. 

Cela est également utile pour initier certaines générations de notre famille à des technologies nouvelles.

Le temps peut nous paraître plus long mais nous est, tout de même, utile.

Des occupations à trouver:

En effet, le fait de rester chez soi nous oblige à trouver de nouvelles occupations ou bien de s’adonner à des activités que l’on ne prend pas le temps de faire habituellement.

Habiter en maison peut être un avantage puisque l’espace est moins restreint et nous pouvons bénéficier d’un extérieur, plus ou moins grand selon l’habitat. 

Des moments avec nos proches :

Rester confiner avec nos proches peut être propice au renouement du lien familial, au travers des différents moments de partages que nous pouvons mettre à profit. 

Mais il est malheureusement constaté que le confinement provoque des tensions familiales ce qui mène parfois à des situations dramatiques.

Une annonce qui affole le peuple :

Lors de l’annonce du confinement, une panique s’est instaurée dans l’esprit de la population. 

Les citoyens se sont empressés d’acheter,des produits de premières nécessités, de façon démesurée. Alors, rapidement, un problème de réassort des rayons a engendré un surcroît d’activité et une fatigue supplémentaire chez le personnel commerçant.

On peut dire, finalement, que le confinement est d’une certaine façon un retour aux valeurs qui ont été oubliées avec le temps. C’est dans des moments comme celui-ci que nous voyons que la France reste unie et mobilisée. 

En soi, rester à son domicile est facile et tout le monde est apte à le faire. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous plaindre car nous avons la chance de disposer de tout ce qui nous est nécessaire pour passer cette épreuve sans problème, ce qui n’est pas le cas dans d’autres pays. En effet, notre pays a une capacité de productions agricoles et industrielles, nous permettant de nous suffire, et nous avons la chance d’avoir un système médical, qui nous prend en charge et nous soigne, contrairement à d’autres pays où le système de santé est défaillant, voire inexistant. Notre sécurité est assurée tout en luttant contre le coronavirus c’est pour cela qu’il faut savoir rester chez soi pour sauver des vies.

Roman BORDAT et Perceval THOMAS 3e2


Avr 07

« Comment se passe votre confinement ? »

Après quelques semaines de confinement, les élèves de 3ème ont témoigné en écrivant chacun, une, voire plusieurs phrases décrivant leur ressenti. 

 – « Je vis assez bien mon confinement parce que j’ai « l’habitude » de ne pas beaucoup sortir. » Lilly

-« C’est une nouvelle découverte, notamment l’école en ligne, avec ses avantages et ses défauts. » Blanche

– « J’essaye de faire du sport et de manger sainement. Même si c’est difficile de me mettre au travail, je m’y force. » Justine

– « C’est vrai qu’on a des choses à faire, que ce soit en cours ou à la maison, mais au bout d’un moment, c’est lassant, les conflits avec les parents, les allers-retours entre la chambre et le salon. Enfin bref, mes amis me manquent. Pour la première fois, j’ai envie de retourner au collège. »Sidra

 – « Je le vis plutôt bien, on a le temps de faire des choses qu’en temps normal on ne pourrait pas. » Luce

– « Le confinement est une action obligatoire afin de sauver des milliers de personnes malgré le fait que cela soit contraignant pour d’autres. » Léa

– « Jour après jour, une routine s’installe et les visioconférences se succèdent. Pour moi, le confinement se passe plutôt bien même si  le concret des cours me manque. » Jasmine

– « J’ai l’impression d’être bloqué dans la routine, mes journées se répètent, se ressemblent. » Hélias

– « J’appelle mes amis pour passer le temps, j’essaye de faire tous mes devoirs. » Marie

– « Je m’ennuie et j’aimerai retrouver mes amis. » Ysée

– « Le confinement est très long et il nous prive d’opportunités. » Hina

– « Quand on a vu le discours du président à la télé, on était tous contents, et là ça devient vraiment long… je ne suis pas sorti dehors une seule fois depuis le début, j’en peux plus. » Oscar

– « Être libre sans l’être. » Ines 
Au final, les avis sont mitigés, mais on souhaite du courage à tous !
Avec l’aide de toutes les classes de 3ème.

Eglantine Guichard, 3e4

Mar 29

EL ARTE COMO TESTIGO DE GUERRA

Un projet interdisciplinaire conduit dans une classe de Troisième LV2 Espagnol

EN ESPAGNOL : Savoir formuler des questions. Évoquer des actions liées à un passé daté Découvrir quelques artistes espagnols engagés

EN FRANÇAIS: Comprendre quelques outils poétiques employés dans une poésie engagée. Revoir quelques figures de style comme la métaphore, la personnification et l’apostrophe

EN HISTOIRE-GÉOGRAPHIE: Connaître le contexte sociopolitique des années 30 en Europe. Évoquer « la période entre-deux-guerres » notamment en France et en Espagne. Découvrir les processus liés à la naturalisation d’un étranger, l’obtention d’un titre de séjour et la nationalité française

EN ARTS PLASTIQUES :Connaître la notion d’Art engagé. Découvrir le cubisme avec Pablo Picasso et son chef d’œuvre « El Guernica »

HISTOIRE DES ARTS: Être capable de présenter oralement une œuvre engagée Comprendre quelques éléments liés au langage formel et symbolique dans une œuvre artistique donnée Produire un exposé prêt à être présenté à l’oral du DNB

DONNER DU SENS AUX APPRENTISSAGES , LES TEXTES OFFICIELLES

Cycle 4, Domaine 5 : Représentation du monde et de l’activité humaine. Entrées culturelles : Voyages et migrations, Rencontres avec d’autres cultures .« Art et société : engagement de l’artiste »

UNE PRODUCTION FINALE: Expression Orale en Continu : Un nouveau musée de la ville de Guernica, en Espagne, fait appel à des propositions d’œuvres artistiques à exposer. Tu présentes oralement une œuvre artistique engagée liée aux périodes de guerre en Espagne. Tu donnes des informations sur l’artiste et un bref contexte historique.

UN TÉMOIGNAGE : Godofredo Villa, émigré espagnol, est né près de Guernica en 1925. Il a vécu la Guerre civile espagnole et a participé à la libération de Paris en 1944 : « la Nueve ». Il est venu au Collège pour témoigner auprès des élèves et répondre aux questions qu’ils avaient rédigées à l’avance.

MÉDIATISER LE PROJET

Les collégiens ont élaboré des présentations animées à l’aide des outils numériques. Une valise d’iPads a été empruntée pour que les élèves fassent leurs recherches et créent des images animées sur Photospeak. La plupart des productions a été publiée sur un Padlet commun aux deux classes de Troisième.

Fait avec Padlet
Mar 20

Les filles et leur représentation sur les réseaux sociaux

Les filles sont les premières victimes de cyber violence. En effet, 7,5% des filles de 14 ans ont déjà été victimes de cyber harcèlement contre 4,3 % chez les garçons du même âge.

L’ identité des petites filles sur les réseaux :

Dès le plus jeune âge, des petites filles aux alentours de 7, 8, 9 ans sont déjà « accros » ou influencées par les plus âgés sur ces réseaux. Elles veulent grandir plus vite, avoir ce qu’elles n’ont pas, ou pas encore et imiter un comportement d’adolescente voire d’adulte, ce qui peut attirer les pédophiles ou autres agresseurs potentiels, et est nuisible à leur développement. Sachant qu’elle n’ont pas l’âge requis pour être légalement sur les réseaux sociaux, les responsables de ces réseaux ne mettent pas spécialement en place des outils pour prévenir ce genre de danger ; même si certains le font, ils ne sont pas performants dans tous les cas. D’autant qu’à leur âge, elles ne possèdent ni une maturité assez développée pour faire face à ce genre de problèmes, ni ne prennent conscience de ce qui leur arrive.

L’identité des adolescentes sur les réseaux 

Les adolescentes sont très vite sur les réseaux sociaux. En effet, étant donné que la plupart des jeunes en ont, ces derniers deviennent « indispensables». Cela peut devenir une addiction mais également produire une sensation d’étouffement pouvant mener au suicide. Une pression colossale en résulte parfois, jusqu’à une perte totale de confiance en soi : par exemple, Essena O’Neil, une jeune adolescente ayant commencé sa carrière d’influenceuse à 16 ans avec 500 000 abonnés, des partenariats et plus de 2000 photos sur Instagram a brutalement stoppé son activité à 19 ans pour ces raisons.

Le sexisme sur les réseaux :

Les réactions face à un selfie dépendent beaucoup du sexe de la personne qui le poste. Le selfie en bikini suscitera plutôt insultes et dévalorisation, tandis que celui d’un torse  masculin attirera bien davantage de compliments et d’admiration. La différence de traitement entre les deux peut aller loin. Des images suggestives peuvent ensuite être diffusées sans l’accord des personnes en photo. Ils ou elles subissent alors des réactions de haine (shitstorm), et non les personnes qui partagent ces photos.

On peu prendre l’exemple de Charli Damelio adolescente américaine de 15 ans devenue en quelques mois une idole sur l’application tik tok grâce à son corps et à ses chorégraphies très reprises sur le réseau. Elle a eu l’occasion d’aller à la hype house qui est une maison où se retrouvent des influenceurs Tik Tok pour poster du contenu chaque jour pendant une durée de quelques mois. Malheureusement, des photos de la jeune fille dénudée, prises à son insu par l’un des influenceurs de la maison, ont étés diffusées sur les réseaux ce qui lui a valu humiliation et moqueries, malgré le soutien de nombreuses personnes de sa communauté.

Les raisons qui peuvent mener à un acte extrême :

Premièrement, les contenus les plus mis en avant sont narcissiques et prônent le mythe du corps parfait ce qui engendre chez les adolescents des complexes déjà très présents et peut provoquer un changement radical mental et physique. Cet acte peut également provenir d’insultes portant sur des clichés d’origine (racisme), défauts physiques et autres joyeusetés qui peuvent rapidement devenir du cyber harcèlement.

Mise en scène de soi-même et idéaux de beauté :

Poster des selfies sur Instagram et sur snapchat, se présenter dans des vidéos YouTube, liker et partager les photos d’amis : sur les réseaux et sur internet en général, la mise en scène est pour les jeunes un moyen non seulement de reconnaissance, mais également de construction de leur identité. Pourtant, dans ce monde numérique, la réalité est souvent déformée et peu représentative de la société. En effet, les idéaux de beauté irréels, la vie prétendument parfaite des stars et la pression au nombre de vues, de likes et d’amis peuvent avoir des répercussions négatives sur l’estime de soi et sur l’image de son propre corps. C’est pour cela qu’il est essentiel de garder confiance en soi et de rester critique quant à la réalité numérique. En qualité d’interlocuteur, les parents ainsi que les professeurs peuvent encourager cette réflexion.

Informations complémentaires :

87% des 12-13 ans en suisse ont un compte Instagram. (James 2018)

61% des 12-19 ans postent ou partagent des photos sur les réseaux sociaux. (James 2016)

Et enfin 58% des 13-16 ans se trouvent trop gros ou trop maigre (promotion santé suisse 2016)

Jade Lemaignen et Chloé Dufoix-Morin 5e2